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Une mauvaise histoire pour enfants...



Deux grands écrivains, à un demi-siècle d’intervalle, ont la même vision de la littérature jeunesse:
 
 “Je n’écris pas pour les enfants. J’écris et ensuite quelqu’un dit : « C’est pour les enfants! ».  Maurice Sendak.  (lors de la dernière entrevue qu'il a accordée en 2012)



 « Je serais presque prêt à dire qu’une histoire pour enfants qui ne peut être appréciée que par des enfants est une mauvaise histoire pour enfants ». 
C.S. Lewis.
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Le jour où le petit Alexandre, qui n’aimait pas du tout écrire, est devenu poète…


Alexandre Phaneuf,  11 ans:  le poète à l'oeuvre


Au fur et à mesure que les enfants vieillissent, ils délaissent la lecture des albums illustrés. Pourtant, les albums sont bien plus que des «petites histoires avec des dessins». Les albums sont des livres puissants, parfois de véritables chefs-d’œuvre artistiques, qui abordent des sujets complexes. Et ce n’est pas parce qu’on lit des romans qu’on ne devrait plus lire des albums. Ce n’est pas parce qu’on est en cinquième année ou en secondaire 2 qu’il faut se priver de la beauté et de la richesse des albums. Comme l’a brillamment démontré Véronique Bélanger, enseignante à l’école de la Rose-des-vents, à Cantley, les albums peuvent être de fabuleux tremplins vers l’écriture.

Voici donc, pour tous ces incroyants (adultes et enfants) qui n’ouvrent plus d’albums depuis qu’ils ont « gradué » au roman, voici donc une histoire vraie, avec en son cœur un petit garçon en chair et en os, qui a ébloui ses camarades de classe et qui a fait pleurer son enseignante. Voici donc une histoire vraie qui montre la fabuleuse puissance des albums.

Notre héros s’appelle Alexandre Phaneuf. Il a 11 ans et jusqu’à tout récemment, il ne savait pas qu’il était poète. Alexandre est en 5e année à l’école de la Rose-des-Vents. Comme il a des difficultés d’apprentissage, Alexandre n’aimait pas du tout écrire. Pas du tout! Jusqu’au jour où …

Depuis la rentrée scolaire, Véronique Bélanger, enseignante de 5e année, cherchait une façon d’aider Alexandre à écrire. Après avoir mis des outils technologiques en place pour aider Alexandre à alléger sa tâche d’écriture, elle se triturait les méninges pour trouver un moyen d’amener son élève (et plusieurs autres aussi) à avoir du plaisir à écrire. Après avoir participé à un atelier sur l’album que j’ai donné à l’équipe enseignante de son école, Mme Véronique décide de tester une nouvelle approche en se servant d’un album pour intégrer art et écriture.

Pour cette activité, elle choisit l’album coréen Le parapluie vert. Elle ne raconte pas l’histoire à ses élèves, mais colle plutôt des « post-its » dans le livre, pour cacher le texte. Chaque semaine, elle dévoile aux élèves une illustration de l’album. Chaque semaine, les élèves doivent écrire 45 à 50 mots sur l’image dévoilée. Pour marier art et écriture, ils doivent illustrer leur texte selon la technique monochrome, à la manière de Picasso. Durant six semaines, les élèves écrivent donc leur propre histoire, en s’inspirant des illustrations d’un album dont ils n’ont pas lu le texte.

Alexandre et son enseignante, Véronique Bélanger

À la grande surprise de Mme Véronique, Alexandre accroche. Il se met à écrire, avec intérêt et motivation! À la grande surprise d’Alexandre, il aime ça!

« Ce sont les images qui ont amené Alexandre à l’écriture. Avec ce projet, il a découvert que l’écriture est une forme d’art, que ce n’est pas juste une corvée. Malgré ses difficultés, il a compris que l’écriture, ce n’est pas juste l’orthographe, c’est aussi des idées. Et ce n’est pas parce que tu fais des fautes que tu n’as pas de talent », explique l’enseignante.

Au fur et à mesure que les créations des élèves progressent, l’enseignante lit à voix haute les histoires créées. Très vite, la classe est fascinée par l’histoire d’Alexandre. Les enfants la réclament chaque semaine. « Un élève m’a même dit : l’histoire d’Alexandre est meilleure que celle du vrai livre! Les enfants ne voyaient plus Alexandre de la même manière », raconte Véronique Bélanger.

L’enseignante invite la directrice de l’école dans sa classe pour qu’elle entende l’histoire d’Alexandre. La directrice est émue. Alexandre est bouche bée. Quant à Mme Véronique, elle ne peut s’empêcher de pleurer en relisant pour une énième fois l’histoire de son élève.

Et pourquoi avez-vous pleuré Mme l’enseignante? « Mon émotion, c’était devant la beauté du texte d’Alexandre, mais aussi devant sa réussite. Je dis merci à la vie d’avoir envoyé cet enfant dans ma classe, car ça m’a permis de relever des défis. On peut faire des belles choses avec des enfants qui ont des difficultés d’apprentissage », affirme Véronique Bélanger.

En mai, l’école de la Rose-des-Vents a choisi Alexandre comme « élève coup de cœur » pour la Commission scolaire des Draveurs. Chaque semaine, Alexandre emprunte deux albums à la bibliothèque. Désormais, Alexandre aime créer des textes, inventer des histoires. Le petit garçon qui n’aimait pas du tout écrire est devenu poète…

Voici l’histoire d’Alexandre Phaneuf, 11 ans, inspirée des illustrations de l’album Le parapluie vert









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Nuit blanche…vendredi 13… soir de pleine lune




Blanche
En ce vendredi 13, la pleine lune jouait à cache-cache avec les nuages. Ma nuit blanche a donc été très noire. Mais très joyeuse aussi.

Pluie
Ce Relais pour la vie (mon cinquième en cinq ans) a commencé dans la pluie. Une pluie inconsciente et insensible, qui s’est pointée au plus mauvais moment, en plein durant le tour de piste des survivants. Certains n’avaient pas prévu de parapluie. Ils ont continué de marcher, trempés. Le stoïcisme, ils connaissent déjà… Ce qui m’a remuée dans ce moment mouillé : les sourires timides des survivants… Et le bruit de nos applaudissements assourdis par la pluie, nos mains mouillées à nous, les bien portants, essayant d’encourager ceux qui luttent ou ont lutté contre le crabe.

Enragé
Émue aussi, devant cet adolescent qui marchait, seul, le t-shirt jaune des survivants trempé moulant son torse maigre. Aucun « aidant naturel » avec lui. Il marchait seul et regardait droit devant lui. Sans sourire. Sans s’occuper de la foule qui l’applaudissait. Un ado si vulnérable dans sa maigreur et son air enragé. J’aime penser que cette rage l’aidera dans son combat.

Kétaine
Réjouissante, cette rigolade de mon équipe, les Gazelles de l’espoir, quand on a enfilé les bagues clignotantes du Dollarama, apportées par notre Capitaine attentionnée. Quand il fait rire, le kétaine a son utilité.

Confidences
Les confidences échangées avec les amies, en marchant au milieu de la nuit, entourées d’une forêt frémissante et de luminaires clignotants, prennent une saveur inédite. Comme si dans ce cadre, à cette heure indue, l’amitié se fait plus ouverte, plus chaude.

Parti
Une pensée pour Denis, avec qui j’ai marché mon premier Relais pour la vie… Denis, avec son cancer au cerveau, avait marché toute la nuit, sans jamais s’arrêter. Parti Denis. Mais pas parti dans mes souvenirs.


Partie
Une pensée pour Monique, qui avait écrit un texte où le personnage se disait convaincu que la joie la guérirait de son cancer. Partie Monique. Mais pas partie dans mes souvenirs.




Fragile
Après cinq heures de marche non-stop et des douleurs aux jambes, conscience plus aiguë de mon propre corps, machine fragile et vieillissante.

Zumba
Le rire ravi et surpris d’une amie qui découvre l’énergie électrique de la zumba, en gang, en plein air, au lever du soleil.

Vie
Paradoxe : ce Relais pour la vie, cette grande marche de nuit pour lutter contre le cancer, nous ramène la mort en pleine face. Pourtant, on y sent la vie palpiter, avec une intensité accrue, une conscience plus profonde du bonheur d’être en santé.


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168 millions d’enfants travaillent...



168 millions.
Ils sont 168 millions d’enfants dans le monde, à travailler.
168 millions!
Aujourd’hui, en 2014, 168 millions d’enfants travaillent dans des mines et des usines, dans des champs ou des décharges.
Plus de la moitié de ces enfants, donc 85 millions de gamins et gamines, effectuent des travaux dangereux.

Cette situation tragique retient pourtant peu l’attention médiatique.
Devant le terrorisme en Irak, les policiers assassinés, les réfugiés syriens et la calotte glaciaire en voie de disparition, la détresse des p’tites puces qui travaillent douze heures par jour à coller des bouts de plastique sur des bébelles destinés aux Dollaramas, ne fait pas le poids.

Pablo et sa soeur travaillent dans une décharge à ciel ouvert.  






































































                               
Aujourd’hui, c’est la Journée mondiale contre le travail des enfants.
Et si on prenait le temps d’y penser?
D’en parler?
De protester?
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