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Le vert vivifiant de l’espoir



J’ai vu beaucoup de têtes blanches et de sourires jeunes.

J’ai vu beaucoup de jeunes avec du cœur au ventre.

J’ai vu des slogans comiques et tragiques.

J’ai vu des ours polaires en peluche.

J’ai vu un chien qui manifestait à sa façon.


J’ai vu la foule applaudir au discours de David Suzuki.

J’ai vu ma fille sourire en brandissant sa pancarte.

J’ai vu un petit garçon qui avait perdu sa maman.

J’ai vu un homme avec une moustache plus verte que le logo de Greenpeace.

 J’ai vu des milliers de cartons blancs s’agiter au-dessus de nos têtes.

J’ai vu des jeunes envahir la Colline du Parlement en chantant à tue-tête We are the champions.

J’ai vu des milliers de gens marcher dans les rues d’Ottawa en cet après-midi gris de novembre parce qu’ils ont un rêve fou, celui de croire qu’une économie 100 % renouvelable est 100% possible

J’ai vu le vert vivifiant de l’espoir.

Et j’ai trouvé ça beau.
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Impressions du Salon


Le weekend, il y avait foule au Salon du livre de Montréal...



Plus d’une décennie maintenant que je « fais » les salons du livre et à chaque fois, c’est le même tourbillon. Rafales de rencontres, avalanche d’informations, kyrielle de conversations entamées-et-hélas-trop-souvent-interrompues, maelstrom d’émotions, étonnements et rigolades, etc.

Voici quelques impressions/émotions, en vrac, de mon passage haut en couleur à la 38e édition du Salon du livre de Montréal:

Admiration
Jasé avec plusieurs enseignantes (et un enseignant aussi) durant mes séances de signature. Elles ont mon admiration la plus vive, ces profs très organisées, avec liste d’auteurs à voir et de livres à acheter. J’en ai même rencontré une formidable, Cathy, qui avait apporté sa valise à roulettes pour y mettre tous ses achats. Plusieurs de ces enseignantes achètent des livres pour leur classe avec leurs fonds personnels. Oui, oui, elles puisent dans leur propre porte-monnaie pour alimenter les lectures de leurs élèves. Z’avez entendu ça Messieurs Blais et Couillard?

Luxueuse dédicace d'Enzo

Joie
L'une de mes plus jolies joies du Salon : aller quêter une dédicace du jeune artiste Enzo, qui illustrera mon prochain album chez Québec Amérique. Je connais une petite Camomille qui sera enchantée de se faire lire Le chat et le gondolier. Elle ne le sait pas encore, mais je vais peut-être lui piquer sa dédicace illustrée...


Admiration (2)
Deuxième déclaration d’admiration. Encore une fois pour les enseignants. Qui m’épatent par leur engagement. Au Salon, j’ai rencontré Amélie Ponton, une enseignante qui s'est précipitée au Salon après les bulletins/rencontres avec parents, pour faire du bénévolat au stand des 400 coups. J’ai prolongé l’heure de l’apéro avec l’infatigable Brigitte Moreau qui s’active pour une bibliothèque scolaire du 21e siècle, une vision qu'elle présente dans cette courte vidéo. J'ai été impressionnée par l'énergie de Louisanne Lethiecq, maman d'un tout jeune bébé mais qui trouve du temps pour alimenter et soutenir le site J'enseigne avec la littérature jeunesse. J’ai jasé avec Rachel Deroy-Ringuette, grande idéaliste qui finance et collabore un documentaire sur l’île d’Anticosti. J’ai profité de la générosité d’Élaine Turgeon, prof à l’UQAM qui a commenté mon manuscrit en chantier alors qu’elle a tous les travaux de ses étudiants à corriger… Et enfin, j’ai placoté avec l’énergique et énergisant François Bourdon, initiateur du fabuleux projet Écouter lire le monde (ELM). Tous et toutes méritent notre plus haute admiration. Z’avez entendu ça Messieurs Blais et Couillard?

Honte
Une fameuse gaffe, faite par moi, samedi matin, au stand de Québec Amérique. Une dame m’approche avec une bouteille d’eau pour m’offrir à boire. Je la remercie et pour faire la conversation, comme ça, je lui demande :
- Faites-vous partie du personnel embauché pour le Salon?
Et la dame de me répondre, petit sourire en coin, qu’elle est Caroline Fortin, la directrice générale de Québec Amérique.
L’art de se mettre les pieds dans les plats.
 

Gratitude
Les salons du livre sont durs pour la bourse et l’ego de nombreux auteurs. Samedi, une amie écrivaine me racontait son indignation d’être obligée de payer pour le vestiaire au Salon du livre de Montréal, alors qu’elle a pourtant offert au Salon une animation sur scène (gratuitement) et plusieurs heures de signature chez ses deux éditeurs. Une autre auteure déplorait que son éditeur refuse de rembourser ses frais de stationnement. Pourtant… pourtant, il suffirait d’un petit geste, parfois même symbolique, pour que les auteurs sentent qu’à défaut d’être rémunérés, ils sont au moins appréciés. Tiens, comme le fait si délicatement l'équipe de Comme des géants.  Vendredi, en fin de journée, au stand l’éditrice a sorti une bouteille de cidre (froid en plus!). Et après ma séance de signature, elle m'a offert un sac cadeau (des livres!!!) Voilà pourtant une jeune maison d’édition qui ne roule pas sur l’or. Petits gestes d’appréciation bien appréciés. Petits gestes d’appréciation vont loin…

Honte (2)
Ma deuxième gaffe du Salon. Gilda Routy, directrice chez Bayard, se présente au stand où je signais en compagne d'une dame bien habillée, bien coiffée, bien maquillée. Gilda me présente en disant : Voici Andrée Poulin, qui a gagné le prix TD l’an dernier, avec un roman publié chez Bayard. Et moi, pour faire la conversation, comme ça, je lui demande :
-Est-ce que vous êtes avec l’équipe de la banque TD?
Et Gilda de me répondre :
- Madame est la Ministre de la Culture

Pour cacher ma honte et excuser mon ignorance, j’ai bafouillé un mensonge en disant que j’habitais en Ontario (ce qui est presque vrai…)
Et la ministre Hélène David de me répondre, avec un sourire magnanime : Ce n’est pas grave…

Attendrissement
Vu, dans tous les coins et recoins du Salon, des parents en train de lire à leurs enfants.

Nostalgie
Vu, dans tous les coins et recoins du Salon, des parents en train de lire à leurs enfants. Petite piqûre de nostalgie… Il me manque, ce doux moment juste avant le dodo, où je m’installais dans le lit avec mes filles pour leur lire une histoire…

Soulagement
À certains moments du Salon, dans certaines allées, la foule était tellement dense qu’il fallait jouer du coude. Plus de 100 000 visiteurs, attirés dans ce grand hall par le plaisir de lire. Oui, ça va mal dans l’industrie du livre, oui, ce marasme pèse aux auteurs et éditeurs, mais non, le livre n’est pas mort. Loin de là!
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Allons nous enivrer de lectures…



C’est déjà l’heure du plus grand salon du livre au Québec : celui de Montréal.
Bon temps pour s’enivrer de lecture. Comme disait si joliment Robert Sabatier :  « Livre, porte ouverte, ouvre des portes en moi. »
Venez bouquiner au Salon!  
Laissez les portes s’ouvrir en vous!

J’y serai à ce grand Salon livresque, du vendredi au dimanche. Si ça vous chante, venez me serrer la pince.

Mes séances de signature
Vendredi le 20 novembre:
-        14h à 15h- Place Confort TD. Panel avec les finalistes du prix TD, où je discuterai de Pablo trouve un trésor.
-        15h30 à 17h00.  Chez Comme des géants (stand 100), où je signerai pour N’aie pas peur.

Samedi 21 novembre :
-        10h et 11h : chez Québec Amérique (stand 426), où je signerai pour Disparition sous le baobab.
-        13h à 14h :  chez Les 400 coups (stand 100), où je signerai pour Pablo trouve un trésor.
-        14h à 16h :  chez Dominique et Compagnie (stand 11), où je signerai pour Un bain trop plein.

Dimanche le 22 novembre:
-        9h à 10h  chez Les 400 coups (stand 100)
-        10h et 11h : chez Québec Amérique (stand 426)
-        11h à 13h :  chez Dominique et Compagnie (stand 11)
     -        13h30 à 15h00  Chez Comme des géants (stand 100)
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Ravie et reconnaissante

Cérémonie de remise du prix TD - au Musée des Beaux-Arts de Montréal


Ravie de m’être retrouvée hier soir en aussi illustre compagnie comme finaliste pour le Prix TD de littérature canadienne pour l’enfance et la jeunesse 2015, lors de la cérémonie de remise du prix au Musée des Beaux-Arts de Montréal. Bravo à la lauréate, Marianne Dubuc, une artiste au talent éclatant! Bravo à Agnès Grimaud, lauréate du prix du Choix du public, hommage bien mérité pour une auteure qui mérite davantage de visibilité.

Reconnaissante à la Banque TD de promouvoir avec autant de vigueur et de constance la littérature jeunesse.

Ravie d’avoir pu amener à cet événement chic et mondain mon papa de 84 ans, qui s’est promené toute la soirée comme s’il était dans son propre salon, parlant à tout le monde, épatant la galerie avec sa faconde et faisant rire avec ses anecdotes.

Les 5 livres finalistes au prix TD 2015

Reconnaissante de m’être retrouvée finaliste pour une deuxième année consécutive à ce prix prestigieux. Choyée je suis.

Ravie de voir tous ces bénévoles de la banque TD donner un coup de main durant cette soirée gala. Ils étaient là, aux portes, nous guidant dans les dédales du Musée, patients et souriants. Ravie de voir que des gens qui travaillent dans le système bancaire sont prêts à donner bénévolement une soirée pour promouvoir la lecture chez les jeunes. Y’a de l’espoir!

Reconnaissante à toutes ces bibliothécaires, conseillères pédagogiques, enseignantes qui étaient présentes, hier soir, pour célébrer la littérature jeunesse. Elles vibrent, elles sont allumées et engagées dans leur travail. Je parle de vous, Julie Marcoux, Geneviève Gareau, Heather Brydon, France Lapierre, Richard Migneault, Élaine Turgeon, Danièle Courchesne et toutes les autres… Merci de porter le flambeau de la lecture avec autant de conviction et de panache.

Ravie d’avoir pu serrer hier la pince de Yayo, dont j’admire le travail depuis si longtemps.

Reconnaissante d’avoir pu passer 4 heures en voiture avec mon papa (aller-retour Aylmer/Montréal en une soirée) que je n’ai pas souvent la chance d’avoir à moi seule. Tandis que je l’écoutais me raconter ses souvenirs d’enfance, me réciter des extraits de la tirade du nez de Cyrano de Bergerac et m’exposer son analyse de la scène politique actuelle, je me disais : voilà un moment précieux, à savourer dans son entièreté…

Ravie d’avoir pu cette année profiter pleinement de l’opulent buffet de desserts de la soirée TD. Me suis rattrapée pour l’an dernier, où j’avais complètement raté cette décadente ode au sucre. Hier soir, je me suis jetée sur les mignardises comme la misère sur le pauvre monde. Et je n’étais pas la seule à m’empiffrer joyeusement. Peut-être que les auteurs jeunesse ressemblent en cela aux enfants? Ils ne se privent pas du plaisir d’être gourmand…
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