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Un miroir qui se promène...



J'ai envie de prendre la route... mais l'heure des vacances n'a pas encore sonné.
En attendant, je m'évade en lisant.
Car comme disait si bien Stendhal:  «Un roman est un miroir qui se promène sur une grande route.»
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Jolie leçon d’écriture





Je m’escrime en ce moment avec un manuscrit récalcitrant. Un texte d’album pour lequel je n’arrive pas à trouver une finale percutante, inoubliable. J’ai donc verdi d’envie en regardant ce mini-clip du World Wildlife Fund. En voilà une fin punchée!

En fait, cette vidéo de 40 secondes résume l’essence même d’un bon récit, ce que je cherche constamment à créer dans mes écrits. On y trouve les ingrédients essentiels d’une histoire qui accroche.

- Le suspense : tombera-t-il, tombera-t-il pas?
- Les détails qui font mouche : la main minuscule qui lâche la grande main, le gros plan sur les petits pieds potelés du bambin, le rideau de cheveux tel une chute d’eau.
- Les émotions: joie, surprise, fierté et tendresse.
- Le judicieux dosage des ces émotions : pencher vers le côté fleur bleue sans tomber dans la mièvrerie.
- La leçon de vie : l’enfant qui tombe mais se relève. Le petit qui donne l’exemple aux grands.
- Le punch de la finale : totalement imprévisible.

Jolie leçon d’écriture hein?
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Du plaisir doux-amer de lire un chef-d’œuvre


Il y a de ça plusieurs années, j’ai pleuré en finissant un roman.
C’était le mirifique Va savoir de Réjean Ducharme.

Jamais je n’avais lu une histoire d’amour aussi intense, aussi désespérée.
Ducharme a rendu ses personnages si authentiques, si présents, que lire la dernière page de son roman était comme entrer en deuil.
La beauté pure remue.
J’ai pleuré donc.

J’ai pleuré à cause de la puissance de l’écriture, de la force de l’histoire, de l’immense talent de Ducharme. Mais je pleurais aussi sur moi-même. Parce que je me disais, Poulin, jamais au grand jamais tu ne pourras égaler ça. Jamais tu ne pourras écrire quelque chose d’aussi bon. Quand bien même que tu écrirais 15 heures par jour pour les prochains 50 ans, tu n’arriveras même pas à la cheville de Ducharme.

Quand on tente d’écrire soi-même, quand on s’évertue à repousser ses limites, quand on s’essouffle à tenter de s’améliorer, quand on s’escrime à tirer sur son petit talent pour le faire grossir un peu, c’est à la fois doux-amer de lire un chef-d’œuvre.
En tant que lectrice/auteure, ça nous tire vers le haut, mais aussi vers le bas.
Ça fait du bien, mais ça fait mal.

Comme le hasard fait parfois bien les choses, en faisant le ménage cette semaine dans une pile de journaux jaunis (et non lus), suis tombée une entrevue de l’auteur David Sedaris, dans le Globe and Mail, qui disait ceci : «C’est important de lire dans un esprit de générosité. Si vous lisez en un livre en vous disant « Je ne serai jamais aussi bon », dites-vous bien qu’il ne s’agit pas de vous. Réjouissez-vous plutôt du fait qu’un auteur soit si bon. Quand je lis un livre fabuleux, je sais que je ne serai jamais aussi bon mais je trouve beau de voir que quelqu’un a autant de talent. »

O.k.
C’est noté.
J’ai pigé.
Toute comparaison est odieuse.
Et qui se compare ne se console pas vraiment.

Note à moi : lire sans nombrilisme...
Lire dans un esprit de générosité…
Merci M. Sedaris.
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