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Mille mercis à la TD! Un prix, ça donne de l’élan!




 

Maintenant que mes deux minutes de gloire sont derrière moi, je peux reprendre mon souffle et offrir enfin  mes remerciements en bonne et due forme, avec courbettes et gants blancs, pour cette fabuleuse récompense : le Prix TD de littérature pour l’enfance et la jeunesse.

Avant de remercier Gutenberg, ma mère et la planète entière, un petit mot pour dire bravo, bravissimo aux finalistes du prix TD : Élizabeth Turgeon, Marianne Dubuc, Jasmine Dubé et Jean-Luc Trudel, India Desjardins et Pascal Blanchet.  J’aurais voulu qu’on soit tous gagnants.

Et maintenant, merci, merci, merci :

  • À mon éditeur, Bayard Canada, qui m’a fait confiance et qui a publié cette histoire fantaisiste d’un ado qui veut se retrouver dans le livre des Records Guinness en faisant la plus grosse poutine du monde.
  • À Carole Tremblay, ma directrice littéraire sur ce roman.  Rigoureuse et exigeante, Carole a aussi fait preuve d’une diplomatie et d’un humour impeccables.  Sans son appui, mon roman ne serait pas ce qu’il est aujourd’hui. À tous les auteurs, je souhaite ce cadeau : une directrice littéraire de la trempe de Carole Tremblay.
  • Merci à mon conjoint et mes filles, qui endurent si patiemment mes angoisses d’auteure, mes sautes d’humeur et mes éternels questionnements.  Sans blague, à tous ceux (ou celles) qui songent à épouser un écrivain, pensez-y deux fois… 
  •  Merci à mes parents qui, il y a très longtemps, ont dormi dans leur char, toute une nuit, à Sainte-Foy, afin d’être présents lorsque j’ai reçu mon tout premier honneur littéraire des mains de Jean Garon, à l’époque ministre de l’Agriculture (cherchez l’erreur). Deux décennies plus tard, mes parents étaient encore présents cette semaine au Musée des Beaux-Arts de Montréal, pour trinquer au champagne avec moi.
  •  Merci à mes sœurs, pour leur soutien indéfectible, leurs encouragements ardents et leurs conseils de mode que je n’ai pas eu le discernement (ou le temps) de suivre.  Danièle, je te jure sur la tête de mes filles de ne plus jamais remonter sur scène avec des « galoches » aux pieds.
  • Finalement, mille mercis à la TD pour cet immense honneur et pour cette bourse très TRÈS généreuse. Avec cette somme bien rondelette, je vais m’offrir le plus grand des luxes : du temps.  Du temps pour ÉCRIRE!  Ce prix me donne un formidable élan. La meilleure façon d’exprimer ma gratitude et d’être digne de cette belle distinction,  c’est de retourner devant la page blanche (ok, devant l’écran, mais ça fait moins romantique…) et de travailler encore plus fort afin de m’améliorer comme auteure.  Pour donner aux jeunes des histoires qui allumeront en eux des étincelles. 

 À mon prochain passage dans la métropole, je compte m’offrir un petit luxe gastronomique : la célèbre poutine au foie gras du resto Au pied de cochon.  Merci la TD!

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Me voilà qui caracole!!!!!!!!!




Ravie aussi!

Reconnaissante, plus encore.



Je jubile.

Et je caracole aussi!
Photo de Patrick M. Lozeau, bibliothécaire à la ville de Montréal

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Gratitude




Ils sont tous là, assis autour de la table de la salle à manger. Papa et Maman. Frères et sœurs. Neveux et nièces. Les jeunes et les vieux. Les introvertis et les excités. Les intellos et les sportifs. Les nerds et les BCBG. Mon clan. Que j’aime.

Le patriarche nous dit : « Comme c’est l’Action de grâce, on va faire un tour de table. Chacun va dire pourquoi il est reconnaissant. »
Tour à tour, ils prennent la parole.
Les jeunes et les vieux.
Les timides et les extravertis.
Les volubiles et les laconiques.

Il y a les constats habituels : gratitude d’avoir une bonne santé, une bonne épouse, de bons enfants, de bons parents. Certains expriment leur reconnaissance de vivre dans le « plusse beau pays meilleur du monde »,  un pays sans Ebola, sans bombe, sans famine, sans guerre civile, sans innocents qu’on décapite à coup de couteau.   

Et là, y’a ma petite sœur qui dit : « Oui, il y a l’Ebola, la famine, les changements climatiques, les horreurs en Irak, etc. Mais moi je suis reconnaissante de vivre dans un pays où je peux agir. Un pays où j’ai les moyens de m’impliquer pour changer des choses. Quand on s’implique, on se sent moins impuissant. Et ça donne du sens à notre vie. »


Sur le coup, ça ne m’a pas frappée.
Mais plus tard, dans mon lit, son témoignage m’est revenu en mémoire.
Comme une lumière qui s’allume à retardement.
Et là, j’aurais voulu lui dire :


Merci, petite sœur, de ce rappel sur l’essentiel.  

Oui, l’Action de grâce est finie, mais comme je suis lente à réagir, je veux faire un dernier tour de table.
Alors voici: je suis reconnaissante…
D’avoir une petite sœur comme ça.
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"Pablo trouver un trésor" finaliste au prix du GG 2014 - catégorie illustrations






Taratata!  (son des trompettes triomphantes…)
Pablo trouve un trésor est finaliste au prix du Gouverneur général, dans la catégorie illustration. 
Isabelle Malenfant : Bravo! Bravo! Bravissimo!
Voici ce que les critiques ont dit des illustrations d’Isabelle pour cet album :
  • Illustrations sobres et fortes.
  • Les crayonnés de couleurs sombres appuient avec aplomb ce récit prenant.
  • L’illustratrice rend saleté et misère sans tomber dans le misérabilisme.
  • Dessin soutenu, léger, en mouvement, plein de détails.
  • Univers visuel candide et sensible...
 Le gagnant sera annoncé le 18 novembre 2014.
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À la rencontre d'une illustratrice passionnée





Anne-Claire Delisle a illustré Un bain trop plein, notre nouvel album maintenant en librairie. Rencontre avec une créatrice méticuleuse, rigoureuse et passionnée.







Trois jours de travail sur une page 

Andrée : Raconte-moi ton processus de création
Anne-Claire : Je fais des tonnes de croquis, à la main, au crayon à la mine de couleur. La conception, la création sont les parties que je préfère. Le tracé de l’image est fait à la main et je fais ensuite la coloration à l’ordinateur. Chaque illustration, chaque page, me prend trois jours de travail.

J’ajoute beaucoup de détails, pour que l’enfant puisse vraiment entrer dans l’univers de l’histoire. J’aime que les images rajoutent un peu d’histoire. Par exemple, j’ai ajouté un crabe sur la page, ce qui n’est pas mentionné dans le texte.



Mon défi, c’est d’amener les enfants à se poser des questions. Les jeunes aiment se faire raconter une histoire mais je veux aussi qu’ils aient envie de regarder l’album eux-mêmes, sans adulte. J’ai vu ça quand mes filles étaient petites. Lorsque je leur lisais des albums avec des images plus complexes, elles re-racontaient l’histoire après, à leur façon.

Étudier les pieuvres à la poissonnerie

Andrée : Fais-tu de la recherche avant de commencer à créer?
Anne-Claire : Je fais beaucoup de recherches sur le web. Avec Google images, on a tellement de documentation au bout des doigts. Je suis allée dans une poissonnerie où il y avait des pieuvres dans le comptoir alors je les ai observées, surtout pour la couleur.

J’ai travaillé sur cet album pendant que j’étais en vacances à Chandler, en Gaspésie. J’ai photographié des textures de rocher, textures que j’ai reprises pour illustrer les pieuvres et donner une profondeur à leurs couleurs. J’ai aussi photographié l’effet des vagues au bord de la plage, cette sorte de broue créée par le ressac. Je me suis servie de cette photo pour créer l’illustration où Léanne nage avec les bernard-l’ermite.

Cinq dizaines (et plus...) de créatures dans un bain!

Andrée : Quels ont été tes défis pour illustrer Un bain trop plein?
Anne-Claire : Le texte était un beau défi, car le personnage a plein d’animaux dans son bain et je voulais montrer cela, sans que ce soit dégueulasse. Le plus difficile était donc de montrer en environnement « propre ». Pour les anguilles par exemple, (un animal pas très joli…) il fallait que je leur donne un air inoffensif et rigolo.

Le nombre d’animaux dans le bain m’a aussi donné du fil à retordre, surtout vers la fin où il faut mettre plus de cinq dizaines d'animaux dans la même page! Je voulais être certaine qu’ils soient tous présents dans la pagaille. Il ne fallait surtout pas qu’il manque un oursin ou que j’aie une anémone de trop! Je les recomptais sans cesse.

Toute nue et même pas de feuille de vigne!

Andrée : Pendant toute cette histoire, le personnage principal est nu. Est-ce que cela posait un défi au niveau de l’illustration? T’es-tu censurée?
Anne-Claire : Je voulais que le lecteur oublie que Léanne est nue. Au niveau des positions, ça m’a amenée à faire des pirouettes pour cacher la nudité. Pour une des images, je me suis servie de la frontière du pli pour séparer le papa et la fillette, afin qu’il n’y ait rien de suggestif dans l’illustration.

En amour avec l’humour! 

Andrée : Je suis tombée en amour avec l’humour dans tes illustrations, où toutes les créatures marines ont des mimiques très expressives. Est-ce que tu travailles fort pour atteindre ce niveau de comique visuel ou est-ce que cela vient naturellement, sans trop d’efforts?
Anne-Claire : Je me suis beaucoup amusée en illustrant ce texte. Chaque bibitte a sa personnalité. La tortue a l’air un peu désabusée au début mais s'amuse de plus en plus à mesure que le récit progresse. Les hippocampes ont l’air un peu punk sur les bords. Quant aux pieuvres, je voulais qu’elles soient délinquantes. D’où l’idée de mettre une pieuvre qui sort du bain et qui se met à lire sur la toilette. Et d’en montrer une qui envoie de l’eau dans l’œil de l’autre.



Andrée : Quelle est ton illustration préférée dans Un bain trop plein?
Anne-Claire : J’ai deux illustrations préférées, pour des raisons différentes. La première est l’image où les poissons-clowns arrivent et Léanne s’étend sous l’eau en retenant sa respiration. C’est l’image que j’ai le plus travaillée pour avoir un effet de transparence et pour m’assurer que le lecteur comprenne que l’enfant est sous l’eau. Il y avait aussi le défi de montrer le mouvement des cheveux frisés de Léanne dans l’eau. C’est la plus belle illustration que j’ai faite.

Ma deuxième illustration préférée : celle où le papa ramène 10 pieuvres à sa fille. Cette image a été très longue à faire, car chaque pieuvre a sa couleur, sans compter les innombrables tentacules. J’étais contente de mon idée de cette pieuvre qui tient le papa par le cou, comme pour lui dire : « Je t’ai en affection. »


Bio et biblio
Anne-Claire Delisle enseigne le graphisme au cégep. Elle est collaboratrice régulière aux magasins « Pomme d’api » et à la revue Popi. Elle a publié :

Vrai de vrai Papi. Texte de Émilie Rivard. Bayard Canada. 32 pages.

L’abécédaire de Pomme et Pépin. Texte de Paule Brière. Bayard Canada. 60 pages. 
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