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Pour les enseignants: un livre pour vous aider à maximiser le potentiel des albums en classe


J’adore les albums illustrés. Dans les deux dernières décennies, j’en ai lu, apprécié, dévoré des centaines. Pour moi, les albums sont de petites galeries d’art portatives où l’on peut se perdre autant dans le récit que dans les illustrations. Les albums sont des condensés d’art, d’émotion et de suspense qui peuvent nous charmer, nous captiver, nous informer et nous émouvoir.

Tout ça fait qu’un jour, comme ça (c’est un peu la faute de ma sœur qui m’a gentiment donné un coup de pied dans l’arrière-train…), je me suis dit : faut que je partage ma passion des albums avec les enseignants. Quatre ans plus tard, des tonnes de recherches et d’entrevues plus tard, je l’ai enfin terminé ce livre, qui se retrouve maintenant en librairie sous le joyeux titre de L’album jeunesse, un trésor à exploiter : Concepts clés et activités pour maximiser le potentiel pédagogique des albums.

Ce livre m’a pris beaucoup de temps, d’efforts et de sueurs, mais c’est ma modeste contribution à la promotion de la lecture et ma façon à moi de mieux faire connaître le fabuleux potentiel des albums. Voici donc « Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur l’album, mais n’avez jamais osé demander. »

C’est pour qui ce livre?
  • Pour les enseignants du préscolaire et du primaire, mais aussi pour les bibliothécaires, les conseillers pédagogiques et tous ceux qui travaillent à donner le goût de lire aux jeunes.
  • C’est aussi un livre pour les amoureux de l’album, qui ont envie de découvrir en profondeur ce fabuleux genre littéraire.
  • J’ai la prétention de penser que ce livre pourrait aussi être utile aux auteurs, ceux qui écrivent des albums ou rêvent d’en écrire. Car je l’avoue, après avoir décortiqué l’album en long et en large, après l’avoir étudié sous toutes ses coutures, cela a grandement influencé (et enrichi) ma façon d’écrire des albums.

Qu’est-ce que vous trouverez dans ce livre?
Un peu de théorique et beaucoup de pratique. La première partie du livre, plus théorique, présente les notions générales sur l’album, telles les différentes composantes et la terminologie liée à ce genre littéraire. J’y aborde la litté­ratie visuelle, comment choisir de bons albums et surtout, comment les utiliser en classe.

La seconde partie du livre est strictement pratique. J’ai concocté un coffre aux trésors où les enseignants pourront puiser afin de trouver une multitude d’idées pour faire de la lecture de l’album en classe une expérience incontournable et inoubliable. J’y présente 12 albums soigneusement sélectionnés pour leur potentiel ludique et pédagogique, autour desquels j’ai conçu des activités clé en main. Ces fiches d’exploitation pédagogiques offrent des pistes pour la lecture, des analyses du texte et des illustrations, des entrevues inédites avec les créateurs, des activités d’écriture et des fiches reproductibles. Ces fiches permettent d’explorer les récits, la poésie et le documentaire.

Pourquoi l’album est-il un allié pour les enseignants ?
Les albums sont les premiers jalons sur le chemin qui mène à la création de lecteurs pour la vie. À la fois ludique et pédagogique, l’album devient un allié formidable pour montrer aux enfants que la lecture peut être un plaisir plutôt qu’une corvée. Sous des apparences attrayantes et distrayantes, l’album permet de transfor­mer l’apprentissage en un jeu captivant et apparemment sans efforts.

Pour un aperçu de la page des matières très détaillée, cliquer ici.
Si vous ne pouvez résister et devez absolument commander le livre, cliquez ici.
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Comment fabuleusement préparer des élèves à une visite d’auteure : l’école aux Quatre-Vents est un modèle à suivre

Illustrations créées par deux élèves de 5e année
L’école aux Quatre-Vents de Drummondville porte bien son nom. Il y souffle un vent vigoureux, un vent fougueux en faveur de cet objet millénaire qu’on appelle un livre. 

Le vent vivifiant qui circule dans cette école est porté par une équipe d’enseignants fabuleusement passionnés et formidablement engagés. J’en été témoin la semaine dernière, lors de mes trois jours d’animation dans cet établissement où il fait bon apprendre. Si le MEES organisait un concours sur Comment préparer des élèves une visite d’auteure, l’école aux Quatre-Vents remporterait la palme, haut la main.

Voici donc l’imposante liste de leurs réalisations, dans le cadre de ma visite :

- Chacune des 19 classes de l’école, de la maternelle à la sixième année, avait lu pas un, mais plusieurs (plusieurs!) de mes livres. En rencontre avec l’auteure, ça donne des élèves enthousiastes, allumés, qui participe, ont des opinions et des commentaires. Élèves bien préparés = intérêt décuplé.

- Plusieurs classes sont arrivées à la rencontre avec des questions pour l’auteure, des questions soigneusement écrites sur des bouts de papier, ce qui n’a pas empêché les élèves d’avoir aussi des tonnes de questions spontanées. 

- Des élèves de première année ont créé des livres collectifs, format accordéon, à la manière d’Andrée Poulin.

Livres collectifs en format accordéon, créés par les 1ère années
- Dans le corridor de l’école, un mur de beaux mots tirés de mes livres.

Murs de beaux mots cueillis au fil des lectures....
Les classes de 5e année ont lu La plus grosse poutine du monde et ont fait ensuite une recherche sur des records. Les résultats rigolos ont été affichés dans le corridor.

D'autres records Guinness trouvés par les élèves de 5e année
Les élèves d'ne classe de 5e année ont interrompu la lecture de l'histoire de la poutine pour écrire leur propre chapitre...

Une classe de maternelle, après avoir lu Les mots-amis, a créé un lexique d’autres mots-amis. 
Même en maternelle, les enfants connaissent bien les mots liés à la politesse...
- Les élèves de maternelle ont aussi dessiné des pages couverture à partir de mon album Mon papa ne pue pas.
Les élèves de maternelle créent leur propre page couverture.
- Une enseignante avait créé une présentation PowerPoint sur mes différents livres, présentation qu’elle a fait circuler auprès de ses collègues avant ma venue à son école.

- Dans la bibliothèque scolaire où je donnais mes animations, tous mes livres étaient exposés sur les rayons, afin d’inciter les élèves à aller un pas plus loin et emprunter les livres de l’auteure rencontrée. 
Petit souvenir craquant que j'ai reçu d'une élève de 1ère année
En cette époque étrange, où les enfants passent d'innombrables heures par jour devant des écrans, j’ai vu à l’école aux Quatre-Vents des centaines d'élèves, des classes entières, toute une école, s’emballer, s’exciter et se passionner pour des livres. Comme tableau, c’est merveilleusement revigorant.
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Avec le printemps arrive le Salon du livre de Québec


Pour la première fois depuis des années, je n’ai pas un horaire de séances de signature hyperchargé, mur-à-mur au Salon international du livre de Québec.
Ce printemps, à Québec, j’ai de belles et grandes plages de temps libre. LIBRE!
Me voilà aussi excitée qu’une enfant devant les premières flaques d’eau du printemps.

Musarder dans les allées.
Voilà ce que je ferai ce weekend, au Salon du livre.
Quoi d’autre encore?
Du lent lèche-stand.
Humer l’odeur d’encre des livres neufs.
Lire un album ou deux en cachette, cachée dans le fond d’un stand.
Écouter les écrivains parler d’écriture. Et de lecture.
Prendre un verre avec une amie auteure.

Je vais peut-être même faire comme ce type sur l'affiche, couché sur sa branche, la tête appuyée sur une pile de livres.
Je vais croiser les bras, allonger les jambes et contempler le ciel bleu.

Cette année, au Salon du livre de Québec, je m’offre un luxe impayable : prendre le temps.
Apprivoiser la lenteur.
Flâner dans les livres.
Quoi de mieux?
Qui dit mieux?


Voici mon horaire, si jamais vous êtes dans le coin et voulez me serrer la pince :
Samedi 8 avril :
- 9h30 à 11h : Dominique et Compagnie (stand 30)
- 13h à 14h : Québec Amérique (stand 81)

Dimanche 9 avril:
- 10h à 11h : Québec Amérique (stand 81)
- 14h à 15h : Dominique et Compagnie (stand 30)
- 15h à 16h : Isatis. (stand 155)
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Des bibliothécaires audacieuses créent le prix Espiègle!

Les livres finalistes au Prix Espiègle 2017
Il ne faut pas se leurrer, la vilaine tronche de la censure fait surface de temps à autre dans les bibliothèques du Québec. Et peut-être plus souvent qu’on pense…

Ce qui a incité de dynamiques bibliothécaires scolaires à créer un nouveau prix littéraire en littérature jeunesse. Joyeusement intitulé le prix Espiègle. Réjouissant comme nom n’est-ce pas?!!
Logo du Prix Espiègle créé par Jacques Goldstyn
Le prix Espiègle couronne « un livre audacieux et d’une grande qualité littéraire ». Les quatre intrépides fondatrices sont Julie Hermann, Lyne Rajotte, Anne-Marie Roy et Marjolaine Séguin et un bel idéalisme se cache derrière leur initiative. Par ce prix, elles souhaitent :
  • Faire valoir l’audace d’un livre jeunesse au service de la mission pédagogique de la bibliothèque scolaire. 
  • Souligner la qualité d’un livre qui est susceptible de faire réagir de multiples façons. 
  • Promouvoir des livres exposant les élèves à des valeurs plurielles enrichissant leur vision du monde. 
                                       Le jury du Prix l'Espiègle et membres de l’Association pour la promotion                                                   des services documentaires scolaires (APSDS)

Le prix a été remis ce samedi 1er avril (et non, ce n’est pas un poisson d’avril, mais pas du tout !) à l’album Méchant Far West de Marthe Pelleter et Richard Écrapou, ainsi qu’au roman Nous, de Patrick Isabelle.

Bravo aux lauréats!
Vive les bibliothécaires téméraires qui osent transformer leurs idées coquines en réalités concrètes.
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