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Disparition sous le baobab




Dany Laferrière le fait fréquemment et ne s’en cache pas, alors je me suis dit, pourquoi pas moi?  Pourquoi ne pas réécrire un de mes romans déjà publiés? Pour l’améliorer. Le peaufiner. Reprendre une de mes histoires pour l'épousseter, la redresser, lui donner plus de couleur et plus de vigueur. 

Dix ans après la publication de La disparition du bébé chocolat, Québec Amérique a décidé de rajeunir la page couverture de ce roman destiné aux jeunes de 9 à 12 ans. J’ai sauté sur l’occasion en proposant de rafraîchir aussi le texte. Cette idée, plutôt inhabituelle en édition, n’a pas effrayé ma charmante éditrice, Stéphanie Durand. Elle m’a donc donné le feu vert (merci Stéphanie!) pour me lancer dans cette réjouissante aventure de réécriture. La disparition du bébé chocolat est donc devenu Disparition sous le baobab.

Comme ce roman roulait depuis dix ans dans les écoles, j’ai eu amplement le temps de recueillir les impressions et commentaires de bien des élèves. Je m’en suis inspirée pour faire des changements au texte. J’apportais aussi à cette réécriture toute mon expérience d’auteure durement acquise et méticuleusement engrangée au cours de la dernière décennie.

 Qu’est-ce que j’ai changé? Le titre d’abord, qui était un irritant comme l’avaient souligné bien des élèves. J’ai aussi modifié quelques éléments de l’intrigue, pour rendre l’histoire encore plus dramatique. Et je me suis permis -  luxe des luxes - de réécrire certains passages, pour les rendre plus fluides ou plus lyriques. J’ai adoré l’exercice.  Quel plaisir de s’adonner à la révision en sautant le stress de la création.  

Ça parle de quoi ce roman bonifié-retouché-peaufiné? D’une petite Canadienne qui vient s’installer en Afrique, avec ses parents, pour deux ans. Au début, Béa déteste ce Burkina Faso où il y a trop de soleil, trop de poussière et trop de lézards. Heureusement, la situation s’améliore quand elle se fait de nouveaux amis, notamment une vendeuse d’arachides et son adorable petit-fils. Mais voilà que Béa fait un échange irréfléchi, qui déclenchera un drame mystérieux… 

Dans ce roman, j’ai voulu montrer le Burkina avec tout ce qu'il comporte d'exotisme, de poésie, de poussière et de paradoxes. J’ai raconté le choc culturel d’une enfant qui doit s'ajuster au rythme, aux couleurs, aux odeurs de ce pays du Sahel, si différent de notre nordicité canadienne.

Disparition sous le baobab: maintenant disponible chez le libraire de votre quartier.
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Lecture et silence : irrésistible alliage…





 Mes vacances sont déjà derrière moi mais j’ai encore faim de lectures et de silence. Car comme le dit si bien l’auteur FrançoisPlace : « Les images d’aujourd’hui investissent la totalité de l’espace du quotidien : publicité, télévision, jeux vidéo… Immédiates, omniprésentes, universelles. Le livre doit se défendre dans cet environnement. Peut-être que, face au déferlement de sons et d’images qui s’imposent dans et hors de la maison, son rôle est-il de fabriquer une sorte de silence. D’opposer au flux et au bruit un temps d’arrêt, une pause, une écoute. »

François Place, dans son article « Un plaisir d’enfance » dans le livre La littérature dès l’alphabet.

Toute aussi délicieuse, cette déclaration de l'auteure américaine Becca Fitzpatrick, à l'effet que lire un bon livre en silence, c'est comme manger du chocolat sans jamais grossir.



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Le 12 août, j'achète un livre québécois


Parce que j’aime les livres, l’idéalisme et les gens engagés, j’achète aujourd’hui un livre québécois.

Parce que j’aime les livres, l’idéalisme et les gens engagés, j’achète aujourd’hui un livre des éditions la Morue verte.

En ce 12 août, j’achète le livre Neuf mois et demi, de Laurie Morvan-Houle, un carnet de voyage au Congo. Parce que j’aime les livres qui parlent d’Afrique, l’idéalisme et les gens engagés.

Fabuleuse idée que celle des auteurs Patrice Cazeault et Amélie Dubé d’inciter les gens, en ce 12 août, à acheter des livres d'auteurs d’ici. L’an dernier, plus de 10 000 personnes ont délié les cordons de leur bourse pour s’offrir de la littérature bien de chez nous. Le temps d’un jour ou deux, les ventes de livres ont grimpé en flèche.

Pour rajouter ma petite goutte d’eau dans ce qui sera, je l’espère, une petite ruée vers les livres, j’ai commandé un bouquin chez un éditeur peu connu, méconnu et qui gagne à être connu : la Morue verte. Pour ceux qui l’ignorent (et j’étais de ceux-là), la morue verte est le nom que donnaient les pêcheurs au poisson qui était éviscéré et salé dès sa capture pour en assurer la conservation.
 

J’ai découvert cette maison d’édition des îles lors de mon récent passage sur une autre île… celle du Prince Édouard. Impressionnée par la qualité des publications de la Morue verte, j’avais alors acheté le superbe album Les emplumés.








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